Le laser est utile dans de nombreuses spécialités : en dermatologie, pour détruire certaines tumeurs cutanées et effacer des taches pigmentées ; en gastroentérologie, pour traiter certaines lésions des voies biliaires et du pancréas ou coaguler des vaisseaux qui saignent à l'intérieur du tube digestif (ulcères, angiomes) ;. en gynécologie, pour détruire les lésions précancéreuses du col de l'utérus ; en ophtalmologie, dans la prévention et le traitement du décollement de rétine… En chirurgie, le laser produit un rayon ponctuel, continu et puissant qui permet de découper les tissus. En chirurgie esthétique, le laser efface les cicatrices ou les tatouages. L’IRMSHN utilise le laser thermique à intensité plus modérée, en balayage ou en mode pulsé. Son action chauffante et mécanique assouplit les tissus meurtris par la blessure.
En 2010, l'Institut a effectué plus de 1000 séances de thérapie laser. « La prise en charge, toujours effectuée par un médecin, comprend entre 8 et 15 séances, détaille Didier Polin, directeur médical et administratif de l'Institut. Et les effets sont rémanents sur six à huit semaines. »« Le laser ne modifie pas notre prise en charge, prévient le Docteur Didier Polin, Directeur de l’IRMSHN. Nous le réservons aux cas difficiles. Il permet d'obtenir de 70 à 85 % de réussite sur des patients où les autres thérapies ont été mises en échec. » Le laser médical CO2 - le gaz utilisé pour refroidir le tube où transite le laser - a des effets multiples: antalgiques, décontracturants, anti-inflammatoires, anti-œdémateuses, régénérateurs. « Nous l'utilisons sur des pathologies comme les tendinites rotuliennes ou Achilléennes et les tennis elbow. Il est aussi efficace sur la cicatrisation fibreuse des lésions musculaires », poursuit l'ancien médecin de la Fédération française d'athlétisme. Un atout précieux dans la prise en charge des sportifs pour qui la guérison constitue, la plupart du temps, une course contre la montre. La rapidité du traitement et l'absence de saignement sont les principaux avantages du laser médical CO2.
> Cette technique thérapeutique a été introduite en France dans les années 80, sous l'impulsion du docteur Tania Bellot, épouse de l’ancien perchiste international du Racing Club de France. Son développement limité s'explique par la réputation discutable d'un autre type de laser, antérieur, dit « soft laser ». Le coût de l'équipement - 30 000 € - est une autre explication de sa diffusion limitée. L'IRMSHN a d'ailleurs dû patienter sept ans avant de pouvoir l'acquérir. Cet investissement lui permet aujourd’hui de rester à la pointe de la prise en charge de la blessure et de la douleur.