NON CONTRE-INDICATION A LA PRATIQUE SPORTIVE. Antérieurement appelée visite d'aptitude, elle engage la responsabilité du médecin signataire qui s'assure que le sportif n'est pas seulement apte, mais ne présente aucune contre indication à la pratique de l'activité en compétition. Elle doit prendre en compte la discipline et ses contraintes énergétiques, les lieux de pratique (milieu hostile comme l'eau ou l'altitude...). Elle doit s'assurer d'une non remise en question du pronostic vital et fonctionnel du sujet. Dès l'âge de 12 ans, selon les recommandations de la société Européenne de cardiologie, elle nécessite au moins la réalisation d'un ECG (électrocardiogramme de repos). Il est indispensable d'y adjoindre un interrogatoire précis à la recherche d'antécédents de mort subite familiale et/ou de malaise à l'effort, mais aussi d'un examen clinique le plus exhaustif possible permettant de s'assurer de l'absence de non contre indication!
> TEST DE RUFFIER-DICKSON. C'est un test d'effort modéré qui a été conseillé pour suivre la réactivité cardiaque et sa récupération au cours d'une visite de non contre indication. Il est indispensable mais insuffisant pour la signature d'une licence ou d'un certificat de non contre indication. A l'institut, il est préconisé de le réaliser couplé avec un enregistrement scopique ou électrocardiographique. Les indices calculés sont peu fiables et exposés à des variations individuels importantes. Le profil d'évolution des chiffres de la FC (fréquence cardiaque) et TA (pression artérielle) ont un intérêt. Seuls des valeurs très perturbées peuvent indiquer la nécessité de réaliser des exploratios plus poussées (test d'effort, echocardiaque...). Des valeurs normales ne sont pas le garant d'un état de santé irréprochable. Ils ne peuvent assurer de l'absence d'une anomalie électrique ou d'une pathologie sous jacente débutante.
> TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Ils constituent l’ensemble des pathologies des tissus mous (tendons, les nerfs et les muscles). La répétition de mouvements sur une longue durée, des efforts trop importants ou une mauvaise position de travail peuvent causer des tendinites, des lombalgies et de violentes douleurs musculaires. Les parties du corps les plus affectés par les troubles musculo-squelettiques sont les coudes, les poignets, les épaules, les genoux et le dos.
> SYNDROME DU CANAL CARPIEN. Il s’agit de la pathologie professionnelle la plus fréquente. Cette affection faisant partie des neuropathies (maladies du tissu nerveux) correspond à une compression d'un nerf du bras, le nerf médian, au niveau du canal carpien, lequel est situé dans le poignet et délimité par les os du carpe. Le syndrome du canal carpien peut entraîner une paralysie des doigts.