Un athlète de haut niveau ouvre son frigo

Diététique & hydratation du sport

Bien%20se%20nourrir

 

Le marcheur Emmanuel Boulay, licencié à l’ASPTT Rouen et membre de l’équipe de France, ne suit pas un régime d’ascète mais respecte les fondamentaux d’une bonne nutrition.

Le réfrigérateur d’Emmanuel Boulay regorge de fruits et légumes. Cerises, fraises, pêches plates, courgettes, navets, carrottes, poivron, poireaux, tomates, pommes… Normal, pour le marcheur de l’ASPTT Rouen, légumes et fruits, c’est à chaque repas.

Chez les Boulay, le menu comporte des fondamentaux : « Midi et soir, c’est crudités, salade en quantité en entrée, viande, légumes et féculents ensuite, fromage et fruit en dessert », détaille Emmanuel Boulay. Dans son réfrigérateur, on trouve aussi des yaourts nature ou chocolat, du fromage, des œufs, les ingrédients du petit-déjeuner, lait, café, confiture beurre, ainsi qu’une bouteille de vin blanc entamée il y a trois mois. Pour le dîner, deux saucisses achetées chez le boucher du village attendent au frais.  Avec les féculents à proximité, tous les ingrédients d’une bonne nutrition sont là. Une nécessité pour cet de athlète de 41 ans, membre de l’équipe de France de marche et plusieurs fois recordman de France, qui s’entraîne neuf à dix fois par semaine tout en exerçant le métier de kinésithérapeute.

Emmanuel Boulay ne calcule pas en matière d’alimentation, ne pèse pas les quantités et ne note rien, contrairement à ses entraînements, tous consignés dans un cahier. Mais avec une alimentation saine et équilibrée, quasiment sans alcool et sans aucun complément alimentaire, il sait qu’il est dans le vrai. « Lors de ma première sélection avec l’équipe de France, en 2008, pour la Coupe du monde à Cheboksary en Russie, le médecin fédéral, Francis Jenson, m’a dit que mon régime était bon. »

Au quotidien, il fonctionne au feeling: « Si j’ai encore faim, le soir, je prends un cinquième repas à base de flocons d’avoine. » A l’approche des échéances sportives, le marcheur ne suit pas de régime particulier. « J’évite simplement les plats trop riches en graisses et j’augmente les quantités de glucides lents. »  Son poids – 70 kg – n’est pas source d’inquiétude. « Je me pèse tous les deux mois environ. Mon poids est stable. »

Le Haut-Normand reste conscient de l’importance de la nutrition dans  sa réussite sportive. D’ailleurs, dès qu’il part en compétition loin de chez lui, comme le 21 mai dernier à Olhao au Portugal pour la Coupe d’Europe de marche avec l’équipe de France, il emmène dans son sac… un pain fait par sa belle-mère. « La garantie de ne pas manquer de glucides. »